12/01/2018

La chronique de Nomic

http://lespagesdenomic.blogspot.ch/2017/10/cleer-une-fantasie-corporate-laurent.html

C'est flou, et parfois frustrant. Par contre, le récit réussit à créer un atmosphère exotique, une atmosphère de couloirs blancs traversés par des génies psychopathes, de nuits de travail agrémentées de verres de vodka et de quelques heures de sommeil, de compétition inhumaine poussée jusqu'au combat à mort, littéralement.

11/07/2016

La chronique de Nébal dans le Bifrost n°83

http://www.belial.fr/revue/bifrost-83

CLEER bénéficie d’une superbe ambiance, travaillée avec finesse et ô combien évocatrice ; il profite
d’un style tantôt chirurgical, tantôt déroutant, usant au mieux du vocabulaire corporate ; il intrigue
autant qu’il secoue, enfin, mais sans jamais forcer les réactions du lecteur — lequel peut s’y perdre, mais avec un plaisir certain. Belle réussite, donc, que cette première collaboration : un objet à part, aussi convaincant qu’inattendu.

30/04/2016

La chronique de l'ABCI

http://www.abci.org/blog/entreprise-roman-2-2.html

Qui se cache derrière le pseudonyme de L. L. Kloetzer ? On le dit ingénieur, consultant et docteur en psychologie, au service d’une multinationale. Et peut-être que cela ne lui convient pas tout à fait… « Cleer », publié en 2010, est le nom d’une entreprise supranationale active dans tout ce que l’auteur a pu imaginer de contestable : un call center dont les employés ont une fâcheuse tendance à se suicider, une usine de bonbons qui, malgré tous les tableaux de bord, perd de l’argent, des cultures de lavandes génétiquement modifiées qui contaminent les champs voisins, un projet spatial lié à la déforestation en Asie,… Au service de Cleer – qui sonne évidemment comme le stade « clear » de la Scientologie -, les deux héros mènent le service de la C.I. Eh non, pas la communication interne ( !), la Cohésion Interne.

A charge pour eux de trouver les raisons des suicides, du déficit de la fabrique de sucreries et autres scandales potentiels, puis surtout de construire une belle histoire afin que l’entreprise garde le beau rôle et préserve son image. Manipulateurs, nettoyeurs, en mission perpétuelle, croulant sous les e-mails, pressurés par les évaluations incessantes, le tandem de la Cohésion Interne ne se préoccupe pas de morale, mais d’épanouissement et de développement personnels. La firme dont la devise interne est « Be yourself », met à leur disposition Göding, mi-psy, mi-gourou. Rédigé dans un style direct, Cleer est une farce qui se lit d’une traite et peut faire froid dans le dos. Raison pour laquelle, sans doute, il fallait absolument classer le roman dans le genre de la « science-fiction »…

03/02/2015

La chronique du professeur Platypus

https://profplatypus.wordpress.com/2015/02/02/cleer-de-l-l-kloetzer/

(avec une super illustration, que j'emprunte pour l'occasion !)



Ce fonctionnement par épisodes est à la fois la force et la faiblesse de Cleer : si l’intérêt est relancé au début de chaque chapitre, le morcellement empêche L. L. Kloetzer d’aller au bout de ses idées et de construire pour de bon un discours, dont on imagine qu’il se voudrait mordant, sur les dérives du monde de l’entreprise. 

01/07/2014

Très belle chronique sur ImaginR

http://imaginr-chroniques.blogspot.fr/2014/06/cleer-ll-kloetzer.html

Cleer est un livre expérience. Une fois l’ouvrage refermé, difficile d’expliquer ce qu’on a lu. Faut-il y voir une satire de certaines multinationales existantes ? A quel point s’éloigne-t-on de la réalité ? La caméra des auteurs flotte tellement au-dessus des personnages que le contexte en est gommé. Et leurs motivations dérivent progressivement vers quelque chose d’autre. De non humain. Cleer fait sans aucun doute partie de ces livres qui vous laissent longtemps un sentiment de malaise indéfinissable. C’est ce qui en fait un livre réussi.

26/06/2014

Sur le site livrepoche.fr

http://livrepoche.fr/cleer-l-l-kloetzer/

Cleer est pour moi un livre difficile d’accès dont les clefs (s’il y a des serrures ?) ne sont pas données aisément et ce jusqu’à la fin où les auteurs laissent le lecteur dans une sorte d’hébétude et la grande frustration d’être passé à côté sans jamais avoir eu l’espoir de comprendre.

La lecture d'Alias

http://alias.codiferes.net/wordpress/index.php/cleer-de-l-l-kloetzer/



Situé dans un futur si proche qu’on en sentirait presque le goût, Cleer montre le côté autiste et schizophrène des grandes corporations: les illusions de pureté et d’éthique qui dégénèrent en guerres d’ego et en gestion d’image, l’encadrement mental des employés à la limite du lavage de cerveau (et pas toujours du bon côté de la limite), les slogans, le jargon.

C’est un roman déroutant dans sa forme et passionnant dans son contenu, même si ce qui n’y est pas dit est peut-être plus important que ce qui est raconté – au final une histoire en miroir de chute et d’ascension. Pour les rôlistes qui cherchent à donner une consistance inédite à leurs corpos cyberpunk (ou même contemporaines), c’est une lecture presque indispensable.