23/05/2011

Hugin (et de Hugin et Munin) a été flippé en lisant CLEER, une fantaisie corporate.

Cleer est un univers implicite où il ne faut pas attendre d'explication finale. C'est un univers anxiogène qui pousse des gens à s'immoler sur le lieu de production. À gober du Prozac pour supporter une énième restructuration. À sacrifier des fins de semaines pour pondre des tableaux de bord qui montrent que les résultats sont au rendez-vous. Tout ce merdier est rendu à la perfection par l'auteur, tant est si bien que j'ai été mal à l'aise tout du long de ma lecture, comme quand je regarde un film de Gaspard Noé. Ô la peur, ô le vide, ô la victoire des avides.

06/04/2011

Kaeru a été secouée par CLEER, une fantaisie corporate.

J'ai perçu Cleer comme une fable contemporaine sur la déshumanisation de notre société, de notre civilisation. C'est probablement cet aspect qui m'a le plus touché. Les deux personnages sont à la fois complémentaires et antagonistes, comme le yin- yang. L'un ancré dans la chair et la terre, l'autre consumé par un désir d'élévation quasi religieux.
Le suspens des enquêtes s'estompe face à la question centrale du devenir des personnages, de leur choix. Le roman glisse vers le mystique. Et le dernier chapitre, cynique à souhait, clôture l'histoire avec maestria. J'ai adorée la fin !
Cleer présente une réalité si transparente qu'elle s'étiole, s'efface au profit d'un culte de l'élévation et de la vacuité. Fascinant.

29/03/2011

CLEER, une fantaisie corporate, chroniqué sur Elbakin, le royaume de la fantasy, la vraie !

Au-delà de l’ambiance réussie, ce sont les deux personnages principaux qui sont l’intérêt principal du roman. Les six nouvelles successives, pour autant de missions confiées à ces membres de la Cohésion Interne de Cleer, nous montrent leur évolution, leurs aspirations, leurs forces et leur failles, dessinant un duo en forme d’aimant : l’un ne va pas sans l’autre, mais les deux s’opposent.

22/02/2011

CLEER / Une fantaisie corporate est un coup de coeur de la librairie Mollat, à Bordeaux.

La grande réussite de ce livre, qui brille comme un noir diamant qu'on se sent coupable d'aimer et de regarder, est de refuser la position idéologique pour offrir l'alternative de la fascination, comme si se mouvoir dans cet univers pouvait offrir la ressource du flottement indistinct entre réel et imaginaire, entre fiction et vérité, entre rêve et réveil. Livre singulier sur le rapport de nos vies à la pesanteur et à la légèreté, Cleer revendique un statut de fantaisie au cœur du capitalisme le plus granitique. Les fils qu'il entremêle forment une toile dont on ressort doucement frigorifié.

21/02/2011

Val a trouvé son bonheur dans CLEER / Une fantasy corporate

Cleer est un livre très agréable à lire. La qualité de l’écriture est indéniable. Je regrette juste que le côté fantastique ne soit pas plus développé. A la limite, je me suis même demandé parfois pourquoi avoir ouvert une porte sans y entrer. L’épisode de Vinh dans le train en est un parfait exemple.

Je ne sais si les auteurs voulaient imaginer ce que le monde du travail de demain pourrait être. Un monde froid, où la recherche du moindre petit boulon rouillé qui pourrait être à l’origine d’une baisse de productivité ou préjudiciable à l’image d’un groupe doit être éradiqué. L’exercice est en tout cas concluant. J’espère qu’ils travaillent déjà de concert à un nouvelle oeuvre.

31/01/2011

Michel Pébereau parle de CLEER / Une fantaisie corporate dans le Journal du dimanche. Une pareille forme d'hommage du grand capital au grand capital, ça ne se refuse pas !

[Vinh et Charlotte] vivent en symbiose, jusqu’à engager une relation sexuelle, mais sans lendemain. Leur relation avec le monde extérieur, avec les autres, peu à peu, se déforme, s’étiole. Leur sens moral aussi. La réussite de leurs missions, la préservation de la réputation du groupe peuvent-elles tout justifier? C’est une question à laquelle chacun d’eux a une réponse.

Les Français Laure et Laurent Kloetzer se sont lancés dans l’exploration du monde assez glacé d’une grande entreprise internationale, et des cadres brillants et motivés qui assurent son succès. Laurent, qui est ingénieur et consultant, connaît bien le sujet. C’est sans doute Laure qui a su donner au personnage féminin une si profonde humanité. C’est une œuvre forte, qui fait vraiment réfléchir.

27/01/2011

Sur le site de l'Express, Pierre-Michel Robert a tenté de trouver son chemin dans CLEER / Une fantaisie corporate.

Les auteurs entraînent alors leurs héros aux confins du fantastique, en une sorte d'ultime épreuve initiatique. Très loin de leur point de départ. Au risque de décrocher le lecteur, perdu lui-même progressivement entre rêve et réalité.