15/03/2018

La chronique de 233°C

http://233degrescelsius.blogspot.ch/2018/03/ll-kloetzer-cleer.html

Fantaisie corporate donc. À la fois capitaliste et onirique, concrète et flou. Ayant déjà lu auparavant Anamnèse de Lady Star, je savais en partie à quoi m’attendre - et je n’ai pas été déçu. Je serais bien incapable de conseiller ce livre à quiconque : comment savoir s’il va plaire ? Personnellement, je l’ai trouvé hypnotisant. Et j’aime être hypnotisé par L.L. Kloetzer.

12/01/2018

La chronique de Nomic

http://lespagesdenomic.blogspot.ch/2017/10/cleer-une-fantasie-corporate-laurent.html

C'est flou, et parfois frustrant. Par contre, le récit réussit à créer un atmosphère exotique, une atmosphère de couloirs blancs traversés par des génies psychopathes, de nuits de travail agrémentées de verres de vodka et de quelques heures de sommeil, de compétition inhumaine poussée jusqu'au combat à mort, littéralement.

11/07/2016

La chronique de Nébal dans le Bifrost n°83

http://www.belial.fr/revue/bifrost-83

CLEER bénéficie d’une superbe ambiance, travaillée avec finesse et ô combien évocatrice ; il profite
d’un style tantôt chirurgical, tantôt déroutant, usant au mieux du vocabulaire corporate ; il intrigue
autant qu’il secoue, enfin, mais sans jamais forcer les réactions du lecteur — lequel peut s’y perdre, mais avec un plaisir certain. Belle réussite, donc, que cette première collaboration : un objet à part, aussi convaincant qu’inattendu.

30/04/2016

La chronique de l'ABCI

http://www.abci.org/blog/entreprise-roman-2-2.html

Qui se cache derrière le pseudonyme de L. L. Kloetzer ? On le dit ingénieur, consultant et docteur en psychologie, au service d’une multinationale. Et peut-être que cela ne lui convient pas tout à fait… « Cleer », publié en 2010, est le nom d’une entreprise supranationale active dans tout ce que l’auteur a pu imaginer de contestable : un call center dont les employés ont une fâcheuse tendance à se suicider, une usine de bonbons qui, malgré tous les tableaux de bord, perd de l’argent, des cultures de lavandes génétiquement modifiées qui contaminent les champs voisins, un projet spatial lié à la déforestation en Asie,… Au service de Cleer – qui sonne évidemment comme le stade « clear » de la Scientologie -, les deux héros mènent le service de la C.I. Eh non, pas la communication interne ( !), la Cohésion Interne.

A charge pour eux de trouver les raisons des suicides, du déficit de la fabrique de sucreries et autres scandales potentiels, puis surtout de construire une belle histoire afin que l’entreprise garde le beau rôle et préserve son image. Manipulateurs, nettoyeurs, en mission perpétuelle, croulant sous les e-mails, pressurés par les évaluations incessantes, le tandem de la Cohésion Interne ne se préoccupe pas de morale, mais d’épanouissement et de développement personnels. La firme dont la devise interne est « Be yourself », met à leur disposition Göding, mi-psy, mi-gourou. Rédigé dans un style direct, Cleer est une farce qui se lit d’une traite et peut faire froid dans le dos. Raison pour laquelle, sans doute, il fallait absolument classer le roman dans le genre de la « science-fiction »…

03/02/2015

La chronique du professeur Platypus

https://profplatypus.wordpress.com/2015/02/02/cleer-de-l-l-kloetzer/

(avec une super illustration, que j'emprunte pour l'occasion !)



Ce fonctionnement par épisodes est à la fois la force et la faiblesse de Cleer : si l’intérêt est relancé au début de chaque chapitre, le morcellement empêche L. L. Kloetzer d’aller au bout de ses idées et de construire pour de bon un discours, dont on imagine qu’il se voudrait mordant, sur les dérives du monde de l’entreprise. 

01/07/2014

Très belle chronique sur ImaginR

http://imaginr-chroniques.blogspot.fr/2014/06/cleer-ll-kloetzer.html

Cleer est un livre expérience. Une fois l’ouvrage refermé, difficile d’expliquer ce qu’on a lu. Faut-il y voir une satire de certaines multinationales existantes ? A quel point s’éloigne-t-on de la réalité ? La caméra des auteurs flotte tellement au-dessus des personnages que le contexte en est gommé. Et leurs motivations dérivent progressivement vers quelque chose d’autre. De non humain. Cleer fait sans aucun doute partie de ces livres qui vous laissent longtemps un sentiment de malaise indéfinissable. C’est ce qui en fait un livre réussi.

26/06/2014

Sur le site livrepoche.fr

http://livrepoche.fr/cleer-l-l-kloetzer/

Cleer est pour moi un livre difficile d’accès dont les clefs (s’il y a des serrures ?) ne sont pas données aisément et ce jusqu’à la fin où les auteurs laissent le lecteur dans une sorte d’hébétude et la grande frustration d’être passé à côté sans jamais avoir eu l’espoir de comprendre.

La lecture d'Alias

http://alias.codiferes.net/wordpress/index.php/cleer-de-l-l-kloetzer/



Situé dans un futur si proche qu’on en sentirait presque le goût, Cleer montre le côté autiste et schizophrène des grandes corporations: les illusions de pureté et d’éthique qui dégénèrent en guerres d’ego et en gestion d’image, l’encadrement mental des employés à la limite du lavage de cerveau (et pas toujours du bon côté de la limite), les slogans, le jargon.

C’est un roman déroutant dans sa forme et passionnant dans son contenu, même si ce qui n’y est pas dit est peut-être plus important que ce qui est raconté – au final une histoire en miroir de chute et d’ascension. Pour les rôlistes qui cherchent à donner une consistance inédite à leurs corpos cyberpunk (ou même contemporaines), c’est une lecture presque indispensable.

01/09/2013

Abandonné par Imaginelec

https://imaginelec.blogspot.ch/2013/09/avis-express-3.html

je crois que c'est le côté entreprise corporate décérébré que j'exècre qui m'a fait prendre en grippe ce bouquin. C'est vraiment dommage, j'en attendais énormément mais le monde décris dans le livre est trop proche du réel pour j'arrive à entrer dans cet univers.

23/08/2013

La lecture du Glob

http://leglob.viabloga.com/news/cleer-une-fantaisie-corporate-2

CLEER est une corporation, une multinationale d’aujourd’hui et de demain. Vinh et Charlotte y travaillent…euh, pardon ! y « contribuent fondamentalement » : ils sont consultants au service de la Cohésion Interne et résolvent les problèmes mettant en jeu le bien de plus précieux du Groupe : son image. A eux les disparitions, les contaminations transgéniques, les problèmes les plus terrifiants ! Ils défendent la fluidité de l’information, les intérêts des actionnaires, ils sont l’ultime ressource contre le chaos : ils sont la Cohésion Interne.
Mais que vient y faire la fantaisie ?
Comment aller aux limites du surnaturel, de la magie, quand on se trouve dans une tour de bureaux de la Défense ou bien dans une usine de bonbons ? Les Kloetzer y sont arrivés : Vinh et Charlotte sont des consultants très spéciaux, presque des sorciers.

D’abord surprise par le sous-titre « une fantaisie corporate », j’ai beaucoup apprécié ces 4 nouvelles qui finalement font un roman avec un très intéressant regard sur le fonctionnement de multinationales. Pour qui est familier du monde du consulting, CLEER peut tout d’abord se lire comme la monographie d’une entreprise, certes fictive, mais qui concentre tous les aspects, coutumes, cultures, des sociétés existantes. On y retrouve un jargon franglais, des pratiques de ressources (in)humaines, de la gestion de projet, des luttes de pouvoir. Si tout cela sert de contexte à une intrigue romancée, c’est présenté avec un soin qui en fait un travail d’ethnologie, la monographie d’une société qui n’existe pas, mais d’une culture que nous côtoyons tous les jours.

Et ça marche !! Les auteurs ont réalisé une brillante fusion-acquisition entre ces tours de verre et la fantasy. Dans ce florilège d’aventures, toutes réalistes à la limite du fantastique et toutes empreintes d’une espèce de magie des temps postmodernes, nos deux héros sont aux prises avec d’insurmontables problèmes comme seule une grande entreprise ne peut et ne doit souffrir.

11/06/2013

La lecture de Nicolas Delsaux

http://www.goodreads.com/review/show/628719627

Est-ce que vous reconnaissez dans ces phrases quelques-uns des slogans des "big four" du consulting ? Ca tombe bien, c'est ce que veulent nous faire croire les auteurs, avec beaucoup de succès d'ailleurs : j'ai cru voir pendant les deux cent premières pages de cet étonnant récit le trente-deuxième étage de la tour de la Défense occupée par certains services que j'ai visité vers 2007 ... L'impression de quasi-réalité était suffisament saisissante pour que j'essaye d'identifier des schémas, des éléments. Et évidement c'était voulus par les auteurs qui voulaient me déstabiliser en ma faisant croire à une certaine forme d'irréalité alors que le roman n'en traite peut-être pas. C'est même à mon sens l'un des faux enjeux fondamentaux de cette histoire : essayer de comprendre de quoi il retourne.

01/06/2013

http://rsfblog.canalblog.com/archives/2011/04/12/20740527.html

Derrière cet acronyme se cache un OLNI, un Objet Littéraire Non Identifié. CLEER est un roman à strates, un mille-feuilles dont chaque couche est plus savoureuse que la précédente. Le roman narre les aventures de Charlotte et Vinh, confrontés à plusieurs situations scabreuses, chargés de régler les problèmes qui se posent (une vague de suicide dans une entreprise récemment achetée, des pesticides qui font vieillir prématurément...), et, surtout, de protéger l'image du Groupe car c'est là l'enjeu le plus important : assurer la survie du Groupe. Le tout en développant leurs potentialités et en menant leur carrière vers le zénith.

(un stagiaire a été viré pour cet oubli)

31/05/2013

Dans la collection de Jack

http://the-collection-that-jack-built.blogspot.ch/2013/05/cleer-une-fantaisie-corporate-l-l.html
C’est froid, inhumain, vicieux et toute ressemblance avec le monde de l’entreprise est…
C’est peut-être cette froideur, ainsi que les comportements (que j’ai trouvé) imprévisibles des personnages qui m’ont empêché de m’identifier à ces personnages.

Toute la culture...

http://toutelaculture.com/livres/cleer-de-l-l-kloetzer-be-yourself/

Cleer est construit par un assemblage de textes, presque des nouvelles, aux histoires relativement indépendantes. Cependant, on suit les deux mêmes personnages tout au long du livre qui respecte une certaine progression. Chaque histoire raconte une mission de Vinh et Charlotte jusqu’à sa résolution. L’enquête suivante n’a en général pas de lien avec la précédente. Sauf que pendant les épisodes, il se passe des trucs, parfois même de l’ordre du surnaturel, du paranormal, qui impactent les relations des personnages principaux, entre eux ou avec d’autres. Le style d’écriture est efficace, direct, exigeant dans sa spécificité et ses codes linguistiques, presque trop parfait… à l’image du Groupe Cleer.

« Les techniques d’interaction Karenberg augmentent la sensibilité empathique. Elles favorisent une perception enrichie de l’humain et mettent l’accent sur un comportement éthique et responsable. Appliquées à la gestion de projet, elles permettent la création de contextes de consensus riche offrant à chaque acteur des perspectives et des possibilités de développement. Elles aident en fait à construire un processus développemental, aussi bien pour le consultant que pour les acteurs. »

Cleer est un très bon livre qui sait prendre toute la mesure d’un monde du travail qui n’a plus aucun sens en dehors des objectifs de croissance… mais à quel prix…?

27/05/2013

Les chroniques de l'imaginaire

http://www.climaginaire.com/index.php/climaginaire/Livre/Roman-Nouvelle/SF/CLEER-une-fantaisie-corporate

Mais malgré l’esprit de groupe prôné par Cleer, le groupe n’est pas à l’abri des rivalités internes, des luttes de pouvoir, des attaques externes. CI est l’ultime recours, et ses membres sont le top du top : leur existence doit être entièrement consacrée au Groupe, adieu la vie privée et le repos nocturne. Après tout, « l’excellence ne s’atteint pas en dormant ». Le livre suit deux personnages que l’on découvre plus en profondeur, Vinh et Charlotte. Vinh, malgré ses qualités professionnelles, est surtout un arriviste froid et sans état d’âme : un « sombre connard », comme le pense sa collègue. C’est donc tout naturellement que je me suis plus attachée à Charlotte, personnage tourmenté que l’on voit sombrer peu à peu. Il faut dire que le Groupe encourage l’émergence de ses talents, cherchant à la transformer en une devineresse infaillible, sans s’inquiéter de la dangerosité du processus pour son état de santé physique et surtout mental. Au final, aucun des protagonistes n’est tout à fait sympathique, malgré l’intérêt que l’on prend à suivre leur évolution.

Une chronique venue du monde professionnel...

Dans le roman, les consultant envoient leurs consignes en Inde où de petites mains leur font leur sacro-saints slides. Un collègue, catégorie Jedi, m'a un jour révélé le truc de la présentation de consultant : faire de l'inductif, jamais de déductif. Autrement dit, n'écrivez pas "depuis qu'on a nommé X au service commercial les ventes ont baissé de n% donc il faut virer X". Faites plutôt trois slides impersonnels : 1-"Evolution de l'équipe commerciale", 2-"Evolution des ventes", 3-"Piste de réorganisation". Ainsi si quelqu'un, X au hasard, conteste l'un des éléments, il ne change pas pour autant la conclusion. La chaîne de causalité n'est pas apparente, pas attaquable de front. Elle se construit dans l'esprit de chacun, à commencer par le décideur et client de l'étude, et ce d'autant plus facilement que c'est ce qu'il souhaitait entendre. Il pourra décider sur la base d'un conseil indépendant, sans avoir mauvaise conscience, et sans que X n'ai pu se défendre. Oui, c'est sournois.

La chronique des Troyennes


Voilà un étonnant livre qui, bien que souvent nébuleux pour moi, ne m'a pas laissé de marbre avec cette description d'un milieu corporatiste quasi-extraterrestre, dressant un portrait si proche et effrayant de certaines de nos multinationales. La couche "fantaisie" ne fait qu'ajouter et souligner cet aspect impénétrable. Une curiosité que je conseille.
Et dire que j'ai des copains qui sont pas loin de travailler là dedans, je leur souhaite bien du courage.

La lecture d'Enda

http://clairobscurendea.blogspot.fr/2012/08/cleer-de-ll-kloetzer.html

Du coup j'appréhendais vraiment cette lecture, de peur que cela ne me plaise pas. J'ai été vite rassurée, je suis très vite entrée dedans et même si certains termes spécifiquement liés au monde l'entreprise m'ont échappés, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman totalement atypique. En particulier parce que le personnage de Charlotte avec ses doutes, ses remises en question, sa sensibilité, mais aussi son côté fonceur qui la met plus d'une fois en danger, est éminemment sympathique. En même temps j'ai eu souvent envie de claquer son partenaire que j'ai trouvé à mainte reprise froid et distant, voire impitoyable envers elle, seulement c'est aussi ce qui fait tout l'intérêt de ce personnage bien plus énigmatique qu'il y paraît au premier regard.

Chronique sur Neverwhere

http://nevertwhere.blogspot.fr/2013/05/cleer-l-l-kloetzer.html

Un texte très étrange, original, fascinant même, que j’ai beaucoup apprécié de lire. Il m’en reste des images, des impressions, mais j’en ressors tout de même avec une impression d’avoir tourné autour sans arriver à vraiment à rentrer dedans. Un peu frustrant, mais comme la lecture était très agréable, je ne lui en tiens pas rancune.

Being corporate / sur parutions.com

http://www.parutions.com/index.php?pid=1&rid=15&srid=167&ida=15681

Le lecteur, projeté dans cet univers d’anticipation, discrètement futuriste, peut avoir dans un premier temps l’impression de se sentir à l’aise : la Défense, un building, le service RH… rien de bien futuriste au départ. Mais par touches légères, les Kloetzer nous introduisent dans un monde différent, plus technologique, plus connecté, plus mondialisé, un monde pour lequel on manque de références, et où il faut, par des déductions, comprendre la situation. Comme les héros, on découvre les situations par bribes, on se fait une opinion, on recoupe les informations et l'on prend peu à peu la mesure de ce totalitarisme soft. La lecture devient enquête, rapport, évaluation, et incite le lecteur à s’insérer, voire à s’impliquer en faisant un effort de synthèse à son tour.